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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Bakhita » de Véronique Olmi chez Albin Michel

Si je devais le résumer…

Un roman sur la vie d’une femme extraordinaire dont je n’avais jamais entendu parlé. Une femme qui a souffert énormément au plus profond de sa chair et de son âme. On a du mal à réaliser qu’autant de cruauté humaine existe, et pourtant… Nonobstant, Bakhita continuera à se battre, à avancer, à croire et rayonnera de bonté.

C’est l’histoire…

D’une jeune enfant au Soudan enlevée et rendue esclave à la fin du XIXm siècle. Elle passera de maîtres en maîtres plus cruels les uns que les autres. Elle sera marquée à vie psychologiquement et physiquement par toute la torture subie. C’est le roman de ses souffrances mais aussi « de sa renaissance », lorsqu’elle rencontra Stefano un homme décidé à l’aider par tous les moyens possibles. Elle rentrera dans les ordres et continuera à être bonne avec les êtres en souffrance tout autant que pendant ses années de captivité. Elle sera canonisée par le pape Jean Paul II dans les années 2000.

Ce que j’ai aimé…

  • l’écriture, le style, on est de suite happé par cette extraordinaire histoire
  • ce portrait de femme admirable.
  • la forme de roman plutôt que celle d’un « documentaire » pour autant fidèle à l’histoire de cette Sainte.
  • la beauté de l’âme de l’être humain qui l’emporte sur la cruauté.

Le mot de la fin…

Lisez-le, lisez-le, lisez-le…

La violence et la souffrance n’engendrent pas toujours des êtres malfaisants !!!

C’est une magnifique leçon de vie. A coté de telles personnes on se sent infiniment petit.

 

 

 

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« Comment vivre en héros » Fabrice Humbert chez Gallimard

 

Si je devais le résumer…

Est-il plus simple d’être un héros ou un lâche ?

Il y a des choix que l’ont fait qui bouleversent nos trajectoires de vie et le regard de l’autre.

Une seconde chance peut parfois se présenter et nous permettre en quelque sorte de réparer nos erreurs.

Un roman sur le choix, sur le chemin que l’on décide d’emprunter et qui ne correspond pas toujours à notre être profond.

C’est l’histoire…

De Tristan et de sa famille.

Tristan dont le père avait de fortes attentes pour son fils. Un jour face un dilemme il prendra la fuite, abandonnera son entraîneur de boxe et le laissera se faire tabasser. Plus tard une seconde chance lui sera présentée pour se racheter. La saisira t’elle ? De là en découlera sa vie, marié, politicien, avec 2 enfants qui chacun à leur manière se révéleront…

 

Ce que j’ai aimé…

  • L’histoire qui est très prenante, le style, l’écriture très rythmée.
  • Tristan personne qui est très touchante.
  • On se met très facilement à la place de ce héros et on se dit « et moi qu’aurai-je fais ? »
  • On est dans la réalité de la vie de parent, enfant, mari et femme.

 

Le mot de la fin…

Un livre riche, sur l’amour, l’ambition et la responsabilité des parents envers leurs enfants et vice versa.

Totalement captivant.

« Tu seras ma beauté » de Gwenaelle Robert chez Robert Laffont

 

Si je devais le résumer…

Cyrano de Bergerac au XXIe siècle. Un roman sur le pouvoir enchanteur des mots, sur l’amour et les rêves.

C’est l’histoire…

Lisa professeur de sport à la beauté sculpturale décide de séduire un auteur rencontré sur un salon du livre. N’ayant aucun don pour l’écriture elle demande à sa collègue Irène professeure de français, d’écrire des lettres à sa place… Celle-ci les truffent de références littéraires et intrigue son interlocuteur.. Irène, femme à la vie de couple routinière se prend alors au jeu et tombe en quelque sorte amoureuse… Mais que faire lorsque l’auteur la presse d’accepter une rencontre ?

Ce que j’ai aimé…

  • le couverture, le titre, (je ne sais pas vous, mais moi j’y suis très sensible)
  • l’écriture, le style, les références aux classiques sans être de trop.
  • c’est doux, tendre, touchant.
  • Irène qui vit cette histoire d’amour à travers les mots, qui s’offre cette parenthèse extra-conjugale juste en pensées.
  • la fin qui évite le côté trop attendu.

Le mot de la fin…

J’ai beaucoup aimé la douceur de ce livre et cela m’a donné à nouveau envie de relire des classiques dont Cyrano de Bergerac.

 

« Ma reine » de Jean-Baptiste Andréa chez l’Iconoclaste

Si je devais le résumer…

Nous voici plongé au cœur de l’histoire de Shell un enfant « à part » fuyant le monde des adultes et qui va trouver sur son chemin une « Reine ».

Une pépite littéraire comme j’aime en lire, une belle surprise que je suis fière d’avoir défendu ardemment pour la sélection des talents à découvrir Cultura.

C’est l’histoire…

Shell jeune garçon fuit et prend la route lorsque ses parents décident qu’ils ne peuvent plus s’en occuper.

Il pense que pour devenir un homme il faut faire la guerre comme il l’a vu à la telé, il part donc dans ce but. Sur son chemin il rencontre une jeune fille sa « Reine » et un berger solitaire qui vont changer à jamais son destin.

Nous sommes transportés dans un monde d’enfant terni par les adultes et raconté avec les mots d’un enfant. L’amour, la douleur, tout y est suggéré ou dit à demi mots.

Ce que j’ai aimé…

  • l’univers enchanteur et poétique de ce livre
  • l’écriture douce et « enfantine » à l’image du héros de ce livre
  • le fait que tout y est plus suggéré que dit explicitement
  • cette espèce de nébulosité, chacun a sa propre idée de l’histoire

Le mot de la fin…

Laissez vous embarquer dans cet univers onirique, poétique qui laisse une belle place à votre imaginaire.

« Max et la grande illusion » d’Emanuel Bergmann chez Belfond

Si je devais le résumer…

Un roman qui commence avec de la douceur et de l’humour et qui au fur et à mesure gagne en intensité, vous saisit  et termine par vous bouleverser.

C’est l’histoire…

Deux histoires s’entrecroisent :

Début du XXIe siècle, Max un jeune garçon dont les parents divorcent veut tout faire pour empêcher leur séparation. Il tombe sur le vinyle d’un magicien qui propose un sortilège de l’amour et se met en tête de retrouver son auteur. Si le début de leur rencontre est plutôt compliqué, petit à petit une amitié s’installe.

En parallèle, nous découvrons l’histoire de Mosche l’illusionniste dans les années 1900. Après le décès de sa mère il décide de quitter le foyer et de renier sa judaïcité pour s’engager dans un cirque. Il va tomber amoureux, devenir célèbre mais ne réussira pas éternellement à cacher sa religion.

Ce que j’ai aimé…

  • l’intensité qui monte crescendo.
  • la richesse de ce livre.
  • l’humour qui parsème le roman même à une période plus sombre de l’histoire.
  • la relation du vieil homme et de l’enfant qui est très touchante

Le mot de la fin…

Je vous l’avoue la couverture ne m’attirait pas, mais quelle joie de découvrir l’histoire de Max et de Mosche.

Livre lu en une journée, impossible de le refermer tellement il m’a subjugué. Une petite merveille.

Parution le 7 septembre 

« Le jour d’avant » de Sorj Chalandon chez Grasset

Si je devais le résumer…

Un livre sur la vengeance, la culpabilité mais aussi le pardon

Un roman qui va vous surprendre.

On ne peut rester indifférent à l’histoire de Michel et à sa souffrance

C’est l’histoire…

Un drame peut parfois en cacher un autre.

En 1974, 42 personnes vont mourir suite à un accident dans une mine.

Michel, le frère cadet d’une des victimes, le narrateur, veut que celui qu’il définit comme responsable soit puni. Si la justice ne le fait pas, il s’en chargera.

Tout au long de ce roman, de nombreuses questions nous assaillent.

Comment peut-on réparer ?

La solution à la souffrance est-elle la mort ? L’emprisonnement mental voir physique ? Ou serait-ce tout simplement le pardon ?

Ce que j’ai aimé…

  • tout absolument tout, l’écriture, l’histoire, le suspens, le dénouement.

Le mot de la fin…

Un livre d’une force inimaginable que je ne suis pas prête d’oublier.

Si vous ne devez en lire qu’un seul pour cette rentrée littéraire, sans hésitation, je vous recommande celui-ci.

 

 

« Une histoire des abeilles » de Maya Lune aux Presses de la cité

 

Si je devais le résumer…

3 époques, 3 destins autour d’un thème central : les abeilles

William, George et Tao nous entraînent dans une épopée captivante et instructive sur l’univers apicole.

C’est l’histoire…

William 1852, dépassé par son rôle d’époux et de père a abandonné son rêve d’une grande carrière scientifique. Son désir d’épater son fils unique le pousse à se passionner pour les abeilles et leur habitat..

George 2007, apiculteur souhaite que son fils reprenne les rênes de son exploitation alors que celui-ci a de tout autres projets professionnels…

Tao 2098, mère travaillant à la pollinisation des arbres depuis la disparition des abeilles. Alors que son fils Wei-Wen tombe mystérieusement malade et disparaît , celle-ci décide de partir à sa recherche et de trouver son mystérieux mal…

Ce que j’ai aimé…

  • l’alternance d’époque et d’histoire à chaque chapitre
  • toutes ces petites choses que l’on apprend sur les abeilles
  • la projection de ce que pourrait être notre monde en 2098

Le mot de la fin…
Ne craignez rien, ce livre n’est pas un essai mais un roman enrichissant que vous aurez du mal à lâcher une fois commencé. 

 

 

 

 

 

« Streamliner »par Fane chez Rue de Sèvres

Si je devais le résumer…

Une BD en deux volumes dont le tome 2 sort en septembre, sur les voitures, motos et avions par l’auteur de « Joe Bar Team ». Une histoire pleine de testostérone et de femmes plantureuses qui reste tout même touchante.

C’est l’histoire…

D’une course en plein désert dont le vainqueur remporte habituellement une célèbre carabine ayant appartenu à un fameux chef de gang des années 50. Cette fois-ci l’enjeu est bien plus important pour Cristal et son père propriétaires d’une station essence point de départ de cette compétition. Et lorsque les médias et la police s’en mêlent cela ne fait que rajouter une bonne dose de piment à cet événement censé resté secret.

Ce que j’ai aimé…

  • Soyons honnête c’est peut-être plutôt pour un lectorat masculin même si moi j’ai adhéré.
  • L’histoire est vraiment prenante, il y a du fond, nous ne sommes pas juste dans une BD sur le monde mécanique.
  • Le personnage du père de Cristal et son parcours apporte une vrai dose d’humanité et de « douceur » dans ce monde ultra masculin.
  • Le personnage de Cristal avec sa détermination me plait également beaucoup

Le mot de la fin…

Une vraie surprise, j’avais cette BD depuis quelque temps et elle m’attirait peu mais comme suis curieuse me suis lancée. J’ai passé un très bon moment et ai hâte de lire la suite et fin.

« La maison des chagrins » de Victor Del Arbol chez babel noir

Si je devais le résumer…

Bien plus qu’un simple polar. Un roman policier avec une vraie profondeur. La nature et la psychologie humaine y sont abordées avec brio. Je vous ai déjà parlé de cet écrivain qui est devenu mon auteur de polar préféré. Nous ne sommes pas ici dans un polar sanguinolent sans fond. On est dans un roman noir captivant.

C’est l’histoire…

Une femme décide d’embaucher un peintre pour réaliser le portrait de l’assassin de son fils. Comme souvent dans les romans de Victor Del Arbol, on rencontre plusieurs personnages qui vont se croiser à un moment ou un autre. La question je pense majeure dans ce livre est : Un homme qui décide tuer le meurtrier de son enfant est-il un assassin comme un autre ? Finalement ne sommes nous tous pas des meurtriers potentiels ? Que ferions nous si un être humain nous enlevait ce que l’on a de plus cher : son enfant ?

Ce que j’ai aimé…

  • Absolument tout
  • L’écriture est vraiment très bonne ce qui n’est pas toujours le cas on le sait dans la littérature policière
  • Le travail sur la psychologie des personnages
  • Le questionnement auquel on est confronté tout au long de ce roman
  • Tout n’y est pas noir, il y a quelque personnages qui illuminent ce roman, Sara, Ibrahim, Who,Andréa par leur beauté d’âme.

Le mot de la fin…

Prenez le temps de lire se roman, de le poser, de prendre du recul et de réfléchir. Il y a énormément de choses à en retirer je trouve.

Il n’y a pas de hasard dans la vie, vous le verrez.

 

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