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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Ma mère avait raison » d’Alexandre Jardin chez Grasset

 

Si je devais le résumer…

J’ai toujours beaucoup apprécié les romans d’Alexandre Jardin.

J’ai toujours aimé sa fantaisie dans l’écriture et « l’anti-conformisme » de ses histoires. Il m’a donné une vision de la vie de couple et de la vie tout court, plus originale, vivante et pétillante.

Je comprends un peu mieux ce que l’héritage familiale et notamment ici l’héritage maternelle lui a transmis et dans quel environnement il s’est construit.

 

C’est l’histoire…

D’un homme qui fait une magnifique déclaration d’amour à sa mère. Une femme hors norme qui a toujours assumé ce qu’elle était ainsi que ses choix, même si cela pouvait choquer.

Son leitmotiv était de vivre pleinement et non pas à pas à moitié, d’avancer et d’être soit même, sans se soucier de ce que l’on pouvait en penser.

Elle a fait faire des choses insensées à ses enfants, que certains diraient indigne d’une mère mais leur a apporté un regard magique sur la vie. Elle n’a pas toujours été une mère parfaite mais ce n’est vraiment pas ce que son fils retient.

A l’aube de ses 80 ans, notre auteur qui n’arrive pas à envisager son départ, qu’il sait pourtant inéluctable lui rend un superbe hommage.

Ce que j’ai aimé…

  • Nous ne sommes pas dans une histoire inventée mais il y a toujours cette patte « jardinesque » que j’adore
  • C’est beau, simple et touchant
  • J’adore cette femme et la liberté qu’elle s’est toujours autorisé
  • C’est assez court mais extrêmement intense

Le mot de la fin…

Un très beau lire et à offrir à toutes ces personnes qui hésitent à se lancer dans leur vie, qui se laissent mourir à petit feu dans un quotidien qui ne leur convient pas et qui rêvent d’autre chose. Nous sommes maîtres de notre vie quoi que l’on en dise.

Et vive la légèreté, la fantaisie et la folie..

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« Betty Boob » de Vero Cazot et Julie Rocheleau chez Casterman

 

Si je devais le résumer…

Une Bande dessinée quasiment sans texte avec pourtant une expressivité énorme.

On parle ici d’un sujet fort avec une beauté très touchante. Elle m’a scotché.

C’est l’histoire…

D’une jeune femme qui, un jour, à cause d’un cancer se voit privé de son sein gauche. Son amoureux ne va pas être  à la hauteur et son employeur va la licencier…. Que de souffrances pour celle dont le nom de scène sera bientôt Betty Boob.

Nonobstant cette épreuve va lui offrir un magnifique tournant dans sa vie. Elle va faire son deuil, afficher sa « différence » et  faire de cette amputation une force, alors que ceci, bien au contraire aurait pu la perdre à jamais.

Ce que j’ai aimé…

  • Le dessin coloré et vivant pour un sujet sombre.
  • Le sujet traité sans tabou avec réalisme et  surtout optimisme.
  • C’est un magnifique témoignage dessiné, c’est peut être plus doux sans les mots, qui ici ne sont pas nécessaires à mon goût.
  • L’approche burlesque et drôle de certaines situations pourtant difficiles à vivre

Le mot de la fin…

C’est une Bd extrêmement forte, elle vous demandera un tout petit effort de concentration (on a toujours besoin de la travailler) car il n’y a pas de texte.

C’est magnifique. Et surtout,  je voudrais dire que l’on reste une femme belle et désirable avec ou sans seins, qu’ il n’y a pas a avoir honte où a se cacher et que ceux qui pensent le contraire sont des idiots.

« Sheppard Lee » de Robert Montgomery Bird, les Editions Aux Forges de Vulcain

Si je devais le résumer…

Un roman d’aventure américain génial, original, truculant et avant-gardiste.

Une pincée de science fiction, de conte et de quête de soi font que ce roman vous enchante de bout en bout.

Un portrait des Etats-Unis au XIXm pas si éloigné, en soi, de celui de notre époque…

C’est l’histoire…

De Shepard Lee qui a reçu de son père quelque terres mais qui par excès de nonchalance et après quelques mésaventures va les laisser péricliter.

Un jour à la recherche d’un hypothétique trésor, il va se découvrir le pouvoir de voyager de corps en corps. S’il ne pourra jamais modifier le caractère où les actes de ses propriétaires originels, il va néanmoins beaucoup apprendre de ses différentes vies. Il effectuera 6 transferts et sera tour à tour : usurier, dandy esclave, etc…

Ce que j’ai aimé…

  • l’originalité de ce roman écrit au XIXem siècle
  • l’humour de notre héros et le comique des situations dans lesquelles il se retrouve parfois
  • l’analyse à travers ses différents personnages de l’Amérique et des américains au XIXem
  • derrière l’originalité ,il y a un vrai travail sur l’être humain et sur plusieurs autres thèmes.

Le mot de la fin…

C’est un roman qui m’a captivé, bluffé, j’ai adoré et vous le recommande vraiment.

Waouh……… et dire qu’il était tombé dans l’oubli dans son pays et même pas traduit en France, merci Aux Forges de Vulcain.

« Le photographe de Mauthausen » de Rubio, Colombo et Landa chez Le Lombard

 

 

 

Si je devais le résumer…

Une Bd historique saisissante. Le témoignage en images (que je trouve parfois plus expressif que juste avec des mots) sur une période sombre de notre histoire. C’est magistrale car certes c’est romancé mais c’est inspiré d’un fait réel que je ne connaissais pas et qu’il est enrichissant de savoir.

C’est l’histoire…

De Francesco qui suite à sa fuite en France de l’Espagne franquiste va se retrouver interné en camps de concentration en Autriche pendant la seconde guerre mondiale.

Il va décider au péril de sa vie de voler des négatifs de photos prouvant les crimes horribles des nazis dans les camps de Mauthausen, et de les faire sortir pour témoigner de ces exactions.

Ce que j’ai aimé…

  • connaître ce fait historique : l’internement des  espagnols en camps de concentration
  • Un dessin fort mais pas glauque
  • Un suspens, une tension palpable dans le déroulement de cette BD
  • Le cahier documentaire à la fin
  • Le mélange dessin et photos sur certaines pages

Le mot de la fin…

Il semblerait qu’une polémique court sur ce livre, et sur le peu de véracité présente dans cette bd. Je n’ai pas envie d’en prendre connaissance, je retiens juste que l’acte  de Francesco a permis de témoigner et de condamner au moins un monstre nazi.

Magnifique, indispensable à lire.

 

« Héros secondaires » de S.G Browne chez Agullo

 

Si je devais le résumer…

Un roman décalé, qui pourrait sembler burlesque mais qui pose en toile de fond de vraies questions. Alors oui c’est parfois peut être poussif, mais cet univers est aussi très intéressant. J’élargis de plus en plus mon champ de lecture et c’est un grand plaisir. Quelle richesse la littérature.

 

C’est l’histoire…

De plusieurs amis à New York qui, ont le point commun de tous êtres des cobayes pour les laboratoires pharmaceutiques. Ils se d’ailleurs rencontrés à cette occasion. Tous, pour des raisons plus ou moins différentes en ont fait leur moyen de subsistance.

Lloyd notre héros principal ajoute à ses revenus ceux qu’il acquiert en faisant la manche et vit avec Sophie, une « fée » qui fait la statue dans les parcs.

Un jour, nos amis se rendent compte que les effets secondaires induits par les différents traitement et notamment le dernier ingéré, leur octroient des pouvoirs. Tels des super-héros, ils décident alors de jouer aux justiciers… jusqu’au jour où ils se retrouvent confrontés à des super-héros beaucoup moins bien intentionnés… que Faire alors ?

Ce que j’ai aimé…

  • Le monde des super-héros avec des pouvoirs totalement décalés
  • L’humour et la fantaisie de ce roman
  • Le grotesque ne prend jamais totalement le dessus
  • Le sujet de fond, sur ce que Llyod décide de faire de sa vie, sur les choix qu’il va devoir faire.
  • Cela se lit facilement et rapidement
  • On est vraiment dans un autre univers de lecture encore inconnu pour ma part.

 

Le mot de la fin…

Si vous avez envie d’une lecture décalée, ubuesque et délirante, vous ne serez pas déçu.

 

« Sixtine » de Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac chez les éditions de la Gouttière

Si je devais le résumer…

Une Bd pour les enfants à partir de 8 ans, fraîche et pétillante. Une très belle histoire dont on a hâte de connaître la suite, car ceci est le premier tome. Une histoire douce et touchante accompagnée d’un dessin dans la même tonalité.

C’est l’histoire…

De Sixtine, une jeune adolescente dont le papa est décédé quand elle était jeune et qui a comme amis particuliers : une bande de pirates fantômes.

Sa mère ne voulant rien lui divulguer, elle décide d’enquêter sur sa branche familiale paternelle. En parallèle, elle décide aussi pour aider sa maman qui se voit contrainte de vendre leur maison de voler un trésor dans un musée.

Ce que j’ai aimé…

  • le caractère assuré de Sixtine
  • les pirates tous assez marrants
  • la douceur de l’histoire et des couleurs
  • le fond de l’histoire qui aborde des sujets auxquels de nombreux enfants sont confrontés.
  • le dessin

Le mot de la fin…

Cette une BD vraiment jolie même pour l’adulte que je suis. De nombreuses filles peuvent très bien s’identifier à Sixtine. La BD est vraiment une très belle solution pour donner l’envie de lire aux enfants et d’aborder certains thèmes. Vivement la suite car la fin nous donne vraiment envie.

« Une fois dans ma vie » De Gilles Legardinier chez Flammarion

 

Si je devais le résumer…

Un roman qui nous parle… Un roman qui nous donne envie de rester nous même et de croire en la beauté de l’être humain. Un roman simple sans chichi mais vrai, qui me touche car les personnes qui l’habitent me ressemblent. Ici le théâtre est le lieu de rêve et d’évasion de ses spectateurs, moi c’est la lecture mon refuge et mon lieu de sérénité.

 

C’est l’histoire…

D’Eugénie, Céline et Juliette trois femmes héroïnes de ce roman mais aussi de quelques personnages aux autres rôles secondaires tout aussi attachants.

Eugénie, ne sait plus trop où elle en est. Elle ne se voit pas d’avenir, ses enfants sont partis et elle se sent inutile.. elle cherche un but à sa vie.

Céline, jeune mère ayant quitté un mari et père infidèle cherche le bonheur et s’épanche auprès d’un homme en noir.

Juliette, superbe femme enchaînant les relations éphémères rencontre un homme diamétralement opposé à sa vie et c’est le coup de foudre.

Un théâtre et le lieu où l’on retrouve ses femmes qui y travaillent pour la plupart bénévolement. Véritable lieu de vie, voué à s’éteindre si une solution rapide n’est pas trouvé.

La passion, l’amour et la bonté produira t’elle un miracle, à vous de le découvrir dans ce si bon moment de lecture.

Ce que j’ai aimé…

  • Cette possibilité de s’identifier aux personnages, ils sont comme nous animés par les même doutes, émotions et sentiments
  • Ce message d’optimisme auquel je crois. Ils restent des hommes bons animés de bienveillance et qui continueront à transmettre les vraies valeurs.
  • Eugénie et Céline qui me font penser à moi dans certaines situations.
  • L’humour que j’adore avec Gilles Legardinier et qui parsème ce roman (Victor et les démarcheurs téléphoniques).

 

Le mot de la fin…

Je sais que ce n’est qu’un roman mais je crois en l’existence d’êtres comme Eugénie. Car je pense en faire partie, passionnée je tente de transmettre mon amour des livres sans aucun intérêt autre que celui de donner. La bienveillance m’anime et jamais je ne deviendrais autre.

La naïveté et la candeur font parties de ma personnalité mais pour moi cela reste une qualité. Alors certains diront que ce roman est trop léger mais moi je pense que la légèreté n’empêche pas la profondeur et c’est cela la vie.

« Niels » d’Alexis Ragougneau chez Viviane Hamy

 

Si je devais le résumer…

Il y a des romans qui vous dérangent, qui vous poussent au questionnement, qui vous mettent parfois mal à l’aise mais surtout qui vous enrichissent. « Niels » fait partie de ceux là.

Je l’avoue, le début m’a enchanté puis un petit passage à vide m’a cueilli. J’ai persisté car je sentais que cela était indispensable et je ne suis vraiment pas déçue. C’est un livre que je dirai édifiant et percutant.

C’est l’histoire…

Tout d’abord d’une belle amitié de trois ans autour d’une passion commune : le théâtre.

Le temps passe, la seconde guerre mondiale arrive.

Au Danemark, Niels choisit de se battre avec la résistance à coup de balles et de bombes contre l’ennemi  .

En France, Jean François quant à lui, utilise en tant qu’homme de théâtre les mots pour exprimer sa position et tenter de survivre.

Fin du conflit Niels, reçoit un article de presse annonçant le procès de son ami pour collaboration et prise de position en faveur du projet allemand… Il décide alors de rejoindre Paris pour aider Jean François et comprendre ce qui a bien pu se passer…

Ce que j’ai aimé…

  • C’est avant tout un très beau roman sur l’amitié. Jusqu’où sommes nous prêt à aller pour rester fidèle à ce lien qui nous unit ?
  • C’est également un livre sur la résistance, la collaboration, l’exil que certains choisissent en temps de guerre. Qui est le héros ?
  • C’est surtout pour moi un texte sur le jugement, sur les idées préconçues que l’on a souvent sur des faits historiques, par exemple. Qu’est ce qui est bien, qu’est ce qui est mal ? Tout ne peut il être que blanc ou noir ?
  • L’auteur nous pousse vraiment à élargir notre champs de vision, à ôter nos oeillères et à nous interroger.

Le mot de la fin…

Lorsque vous aurez refermé ce livre, vous n’aurez qu’une envie tout comme moi, d’en parler et d’en débattre.

Il recèle vraiment de très beaux passages comme celui-ci qui commence par :

« Résister, c’était d’abord désobéir. c’était en assumer les conséquences. accepter l’exil, le vrai, celui qui faisait de vous un étranger dans votre propre pays… »

Ce roman est sur la première liste pour le prix Goncourt et il le mérite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Descender » de Jeff Lemire et Dustin Nguyen chez Urban comics

 

Si je devais  le résumer…

Je suis ici à mille lieux de mon univers de lecture mais ma curiosité et les excellentes critiques émises m’ont donné envie de tenter l’aventure. Un comics que j’appellerai de science fiction qui se rapproche de l’univers de la série des robots de Isaac Asimov.

C’est l’histoire…

De Tim 21 un robot qui se réveille après 10 ans « d’endormissement ». Il était ce que l’on appelle un robot de compagnie pour Andy, un jeune garçon dont la maman travaillait beaucoup et le trouvais trop seul. Après ce long sommeil les humains ont disparu de son monde et la guerre s’intensifie entre certaines des 9 différentes planètes du conglomérat galactique unifié.

Le jeune robot doté d’une extrême sensibilité, accompagné de son chien robot et de quelques autres équipiers n’a qu’une idée en tête : retrouver Andy. Malheureusement il devient un objet de convoitise, recherché dans une bataille qui se prépare.

Ce que j’ai aimé

  • Cet univers de science fiction qui peut paraître complexe mais qui est hyper captivant
  • On s’attache immédiatement à Tim 21
  • Une vraie richesse dans l’histoire
  • Chaque tome terminé vous donne de suite de lire le suivant.
  • A chaque volume, l’univers de ce comics s’enrichit, on y découvre au fur et à mesure le parcours des protagonistes les plus importants.

Le mot de la fin

Vraiment heureuse de m’être lancée dans cette lecture d’une grande qualité, autant dans l’histoire que dans le dessin. Je vous le recommande vivement. Et vivement le tome 4 qui sort en novembre me semble t’il.

 

 

 

 

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