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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Piranhas » de Roberto Saviano chez Gallimard

 

Si je devais le résumer…

Un roman sombre sur l’histoire d’un baby gang napolitain. Jugé parfois trop violent, il l’est pour moi, bien moins que certains polars. Nous sommes ici dans un roman inspiré d’une histoire vraie avec une écriture de grande qualité. J’admire Roberto Saviano qui vit depuis 12 ans sous protection policière pour avoir osé, en tant que journaliste, dénoncer les actions de la mafia.

C’est l’histoire…

De Nicolas jeune garçon intelligent, fan du prince de Machiavel qui petit à petit décide de conquérir le pouvoir. Il crée une paranza et déclare en quelque sorte la guerre aux clans mafieux régnant sur Naples. Il va s’entourer d’autres adolescents ou jeunes adolescents pour créer son propre « gang » et profiter d’une période de latence pour émerger.

Nous allons crescendo découvrir la création de cette sorte d’escadron qui apprendra sur youtube l’utilisation des armes… une mafia 2.0. La violence va s’installer et ne pourra plus être stoppée une fois lancée… Un affront va définitivement enclencher la spirale infernale.

Ce que j’ai aimé…

  • L’écriture, on sent la patte de l’écrivain journaliste.
  • La forme romanesque pour un sujet d’actualité en Italie.
  • Cela se lit vraiment comme un très bon roman policier
  • C’est un vrai roman social, des jeunes qui finalement n’ont pas d’autre choix que de subir ou de dominer.

Le mot de la fin…

C’est un roman qui vous marque, qui peut choquer mais qui pourtant ne relate que la réalité dans un pays pas si loin du nôtre.

Respect Monsieur Saviano pour votre courage et pour la qualité de vos écrits.

 

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« Au loin » Hernan Diaz chez Delcourt

 

Si je devais le résumer…

Histoire d’une émigration de la Suède vers les Etats-Unis ?

Roman Western à l’époque des chercheurs d’or ?

Trajectoire de vie avec le passage de la vie d’enfant à celle d’adulte ?

C’est un peu tout de cela mais bien plus encore.

Un livre superbe qui va vous surprendre

C’est l’histoire…

Un père décide de sauver ses deux fils d’une vie incertaine en les envoyant à New York. Alors qu’ils doivent prendre le bateau, Hakan se perd et embarque pour la Californie. A peine les pieds sur cette terre, il n’a de cesse que de partir vers l’Est retrouver Linus, l’aîné qui lui racontait souvent des histoires pour le faire rêver.

Commence pour lui un long périple pavé de rencontres parfois enrichissantes mais parfois aussi dangereuses.. Il va frôler plusieurs fois la mort, risquer la corde pour avoir tué de sanguinaires meurtriers mais apprendra aussi des rudiments de chirurgie et médecine. Une légende circulera sur cet homme et il choisira parfois, pour différentes raisons de  vivre tel un ermite.

Longtemps sont seul et unique but sera de retrouver son frère et puis… à vous de découvrir la suite.

 

Ce que j’ai aimé…

  • Sans aucun doute, la qualité de l’écriture.
  • Ce roman western, où finalement le temps n’a pas de réelle importance, on ne saura jamais l’âge de notre héros, il n’y a jamais de date pour nous situer, juste quelques événements qui nous aiguillonnent sur la période.
  • J’ai aimé le traitement de l’évolution du personnage principal, les différentes étapes de la vie d’un homme, physiquement et psychologiquement.
  • L’auteur ne nous amène pas dans une histoire linéaire avec la fin que l’on imagine.

Le mot de la fin..

Un très très beau roman qui finalement pourrait se transposer à n’importe quelle époque, l’émigration, qui est souvent un vrai parcours du combattant étant toujours d’actualité.

Une très belle surprise. Un premier roman talentueux et Lauréat du prix Page / America cette année.

 

 

« Des mirages plein les poches » de Gilles Marchand éditions Aux forges de Vulcain

 

Si je devais le résumer…

Un recueil de nouvelles, poétiques, oniriques, parfois décalées, mélancoliques, nostalgiques, drôles, etc…

Encore une fois je suis captivée par le magicien des mots Gilles Marchand.

C’est l’histoire…

Cela ne servirait à rien de vous parler de chacune de ces nouvelles…

Je vous dirai juste que vous allez y rencontrer entre autre  :

un homme et sa lampe de salon,

une mère souhaitant que Noël ressemble à ceux qu’elle voit dans les séries télé qu’elle regarde,

Un père qui à la phobie des manèges,

Un jeune garçon pour qui le super héros sera celui qui redonne juste le sourire à sa mère,

Parfois ce sont les hommes, parfois ce sont les objets qui ont le rôle principal… Pas de frontière entre le monde des hommes et celui des objets.

Ce que j’ai aimé…

  • Ce format des nouvelles pourtant pas mon genre préféré.
  • La poésie,la loufoquerie de certaines nouvelles. Certaines sont mélancoliques mais si touchantes.
  • Retrouver une nouvelle fois l’écriture de Gilles Marchand.

Le mot de la fin…

On dit Gilles Marchand l’héritier de Boris Vian, je ne sais pas et je ne cherche pas à comparer. Je sais juste que cet auteur depuis son premier roman à un style qui me déroute, qui me surprend et qui m’enchante à chacune de mes lectures.

 

« Heimaey » de Ian Manook chez Albin Michel

 

Si je devais le résumer…

J’aime les polars de cet auteur car il réussit toujours à nous embarquer dans ses histoires sombres tout en nous faisant voyager. En refermant cet opus j’ai vraiment envie de retourner dans ce pays nordique que je connais un peu. La série Yeruldelgger avait déjà éveillé en moi le désir de découvrir un jour la Mongolie.

C’est l’histoire…

De Soulniz qui décide de retourner en Islande après un premier  voyage de jeunesse à la « routarde ».  Il veut faire découvrir ce pays à sa fille qui lui en veux du décès de sa mère et avec qui il cherche à renouer.

C’est sans compter sur un mauvais concours de circonstances qui va réveiller la haine profonde d’un homme. La mort d’une jeune femme en 1973 en est la cause. Son désir de vengeance le pousse alors à éliminer tous ceux qu’il rend responsable de la disparition d’Abbie.

Notre père quelque peu sous tension, va heureusement rencontrer sur sa route un policier plutôt borderline qui va tenter de l’aider à retrouver sa fille qui disparaît au cours de ce road-trip.

D’autres événements vont pimenter cette intrigue : disparition de cocaïne, meurtre en lien avec une veille légende, enlèvement pour nous amener au dénouement final.

J’ai aimé…

  • On est vraiment tenu en haleine, les choses nous sont dévoilées au compte gouttes
  • J’aime beaucoup ce voyage en pays nordique
  • Les 3 différentes histoires qui finissent par se regrouper
  • Korneluis le flic me plaît vraiment beaucoup

Le mot de la fin…

Un thriller riche, au suspens implacable qui vous donne envie de partir après l’avoir refermé… J’adore.

 

 

« Charlotte Imperatrice » tome 1 de F.Nury et M.Bonhomme chez Dargaud

 

Si je devais le résumer…

Le premier tome d’une série, librement inspirée d’une partie de l’Histoire qui pourrait devenir très vite addictive.

Autant le dessin que le texte vous emporte dans les aventures de Charlotte, fille du premier roi de Belgique que je ne connaissais pas, je l’avoue.

C’est l’histoire….

De cette jeune femme qui choisit comme époux un Habsbourg qui semblait être  l’homme parfait. En somme, un mariage d’amour…

Charlotte que l’on pourrait dire plutôt  douce et naïve au départ va très vite se rendre compte que ce mariage n’est pas si idyllique… Enjeux politiques, bataille de pouvoir entre les frères Habsbourg, manipulation etc, vont très vite apparaître. Sa belle-soeur Élisabeth est ici bien loin de ressembler à la Sissi incarnée par Romy Schneider que nous avons tous en mémoire.

Petit à petit, Charlotte va en quelque sorte « grandir » et s’affirmer pour devenir une fine stratège…

Et ceci n’est que le premier tome…

Ce que j’ai aimé…

  • L’intensité qui monte crescendo dans ce premier volume, on commence par un tableau plutôt gentillet pour aboutir à une histoire puissante…
  • Le personnage de Charlotte qui passe de jeune fille naïve à femme de « pouvoir »
  • Le dessin et les couleurs que j’aime beaucoup.
  • La fin de ce premier tome bien amenée, on a envie de lire la suite mais on ne se sent pas frustré.

Le mot de la fin…

Un premier tome que j’ai beaucoup aimé, historique mais pas trop, une héroïne qui gagne en charisme et une histoire qui prend de la substance au fil des pages.

 

« Prodiges et miracles » de Joe Meno chez Agullo

 

Si je devais le résumer…

A la lecture de ce deuxième roman de Joe Meno, j’ose suggérer  que pour moi cet auteur est un prodige de la littérature contemporaine américaine et qu’il nous livre ici un joli miracle dont la littérature nous fait parfois cadeau.

Roman noir mais à l’écriture lumineuse et poétique…

 

C’est l’histoire…

1995 dans une contrée américaine, les chemins d’un certain nombre de personnes écorchées par la vie vont s’entrecroiser autour d’une mystérieuse jument blanche…

Un grand père, vétéran de la guerre de Corée dont la fille, junkie apparaît et disparaît en lui laissant en charge son fils métis de 16 ans… Le dialogue entre ces deux êtres est quasi impossible. Tous les deux s’occupent de la ferme de volailles mais croulent sous les dettes. Un soudain héritage va t’il leur apporter une solution ?

Deux frères, un petit délinquant voleur dans la caisse de son employeur et l’autre multi-récidiviste assoiffés d’argent…

Rick, un homme chargé de main d’un riche vieillard qui désire le retour de sa petite fille en fugue et l’acquisition d’un nouveau cheval…

Tous pour des raisons diverses vont se lancer dans une « chasse » à la jument…

Ce que j’ai aimé…

  • La plume de cet auteur, son style : peu de dialogues et une écriture incisive.
  • C’est un roman noir mais lumineux à la fois, cet équidé, ces paysages fabuleux éclairent le récit.
  • On est embarqué dans une sorte de road-trip à l’américaine
  • La relation du petit fils et du grand père est juste sublime, peu de mots mais beaucoup d’amour finalement.

Le mot de la fin…

Ne passez pas à côté de ce petit bijou de littérature américaine…

Laissez vous embarquer à la poursuite de cette jument blanche, vous ne serez pas déçu.

 

« Les jours de Vita Gallitelli d’Helene Stapinski aux éditions du Globe

Si je devais le résumer… 

Un roman ? Une enquête policière ? C’est un peu des deux mais c’est aussi la quête identitaire d’une américaine dans une Italie plutôt méconnue.

C’est captivant, enrichissant et d’une écriture fluide.

C’est l’histoire..

Depuis toute petite, Hélène entend la mystérieuse histoire de Vita cette arriere-arrière-grand- mère italienne, meurtrière qui a dû fuir l’Italie en 1892 pour s’établir aux Etats Unis.

Intriguée et craintive de transmettre ce gêne d’assassin à ses enfants, Hélène décide de partir enquêter sur les lieux même du crime. Un premier séjour ne sera pas fructueux. Par contre 10 ans plus tard à force de s’entêter et étant entourée d’une fine équipe italienne, la vérité sera rétablie.

Ce que j’ai aimé…

  • La forme : mi enquête de nos jours et mi récit de l’histoire de Vita à l’époque.
  • Cette approche très réaliste de la vie d’une femme dans les contrées italiennes fin 1800.
  • Vita était exceptionnelle avec son côté rebelle et ses choix qui l’ont fait passer pour une « putana » aux yeux des autres.

Le mot de la fin…

Très belle découverte, la couverture m’avait captivé, le livre est à sa hauteur. Un vrai voyage dans une Italie fascinante.

 

« Le jour où elle n’a pas fait Compostelle » de Beka, Marko et Cosson chez Bambou Edition

Si je devais le resumer…

Cette BD c’est mon petit paquet de fraises tagada, à chaque page comme à chaque fraise que je déguste, je me régale. Elle me fait du bien, à chaque fois que je découvre une nouvelle aventure de Clémentine, elle me conforte et me réconforte dans mes choix. C’est un joli mélange de sagesse, d’ouverture d’esprit et d’appel à la confiance en soi.

 

C’est l’histoire…

Nous retrouvons Clémentine qui confie pour quelques jours sa librairie à son amoureux pour rejoindre son ami Antoine. Je dirai qu’il est en quelque sorte son « guide spirtuel » depuis leur rencontre. Ils sont censés faire le chemin de Compostelle mais comme à chaque fois cela ne se passe pas comme prévu. Au cours de ce périple Antoine décide de parler des « aimanteurs » à sa compagne de randonnée… Je veux vous en dévoiler le moins possible et vous dirai juste que les aimanteurs sont ceux qui vous détournent sans cesse de votre propre chemin…

Ce que j’ai aimé…

  • Comme à chaque fois, la douceur du dessin et les couleurs qui sont en parfaite harmonie avec l’histoire.
  • Le récit est toujours parsemé de petites histoires inspirées de contes zen
  • Les situations et exemples me parlent, on se dit : « mais oui c’est vrai »
  • J’adore Antoine et sa philosophie de vie
  • C’est très accessible.

Le mot de la fin…

Foncez vite l’acheter, faites moi confiance vous allez adorer… Vous n’êtes pas obligé d’avoir lu les 2 premiers tome des aventures de Clémentine pour découvrir celui-ci.

Si vous aimez les feel good book, c’est beaucoup mieux, croyez moi.

« Horrora borealis » de Nicolas Feuz chez Livre de Poche

 

Si je devais le résumer…

Un thriller que je qualifierais d’hyper efficace. Nous sommes littéralement happés dans l’intrigue du début jusqu’à la fin. Vous allez être scotché plusieurs fois par les révélations disséminées par petites touches dans ce livre.

C’est l’histoire…

Deux époques

Suisse, de nos jours, un homme qui se sent poursuivit se réfugie dans un festival de musique. La situation tourne mal, il se retrouve coupable de plusieurs meurtres et prend en otage l’homme qui le suivait et qui réveille en lui des événements douloureux du passé…

Laponie, il y a plusieurs années, un couple et ses trois enfants arrivent pour une semaine dans cette région finlandaise. Un soir la fille du couple disparaît, monte alors crescendo l’horreur pour aboutir à un vrai massacre… Qu’est ce qui a bien pu se passer dans ce chalet de vacances ?

Quel est le lien entre ses deux périodes ? L’inspecteur en charge de dialoguer avec le forcené arrivera t’il a renouer les fils de cette terrible histoire ?

Ce que j’ai aimé…

  • C’est efficace
  • On est tenu en haleine tout au long de ce thriller
  • C’est très bien construit et les révélations sont bien dosées

Le mot de la fin…

Un polar juste un peu court à mon gout qui vous captive.

Foncez vous ne serez pas déçu

Cette lecture m’a donné envie de découvrir le nouvel opus de cet auteur qui sort en simultané.

 

 

 

 

 

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