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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Descender » de Jeff Lemire et Dustin Nguyen chez Urban comics

 

Si je devais  le résumer…

Je suis ici à mille lieux de mon univers de lecture mais ma curiosité et les excellentes critiques émises m’ont donné envie de tenter l’aventure. Un comics que j’appellerai de science fiction qui se rapproche de l’univers de la série des robots de Isaac Asimov.

C’est l’histoire…

De Tim 21 un robot qui se réveille après 10 ans « d’endormissement ». Il était ce que l’on appelle un robot de compagnie pour Andy, un jeune garçon dont la maman travaillait beaucoup et le trouvais trop seul. Après ce long sommeil les humains ont disparu de son monde et la guerre s’intensifie entre certaines des 9 différentes planètes du conglomérat galactique unifié.

Le jeune robot doté d’une extrême sensibilité, accompagné de son chien robot et de quelques autres équipiers n’a qu’une idée en tête : retrouver Andy. Malheureusement il devient un objet de convoitise, recherché dans une bataille qui se prépare.

Ce que j’ai aimé

  • Cet univers de science fiction qui peut paraître complexe mais qui est hyper captivant
  • On s’attache immédiatement à Tim 21
  • Une vraie richesse dans l’histoire
  • Chaque tome terminé vous donne de suite de lire le suivant.
  • A chaque volume, l’univers de ce comics s’enrichit, on y découvre au fur et à mesure le parcours des protagonistes les plus importants.

Le mot de la fin

Vraiment heureuse de m’être lancée dans cette lecture d’une grande qualité, autant dans l’histoire que dans le dessin. Je vous le recommande vivement. Et vivement le tome 4 qui sort en novembre me semble t’il.

 

 

 

 

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« Faux départ » de Marion Messina chez Le Dilettante

 

Si je devais le résumer…

Un roman hyper réaliste sur les affres de la vie auxquels sont confrontés les jeunes dans la société actuelle.

Un livre qui ne fait pas forcement dans l’optimiste mais en tout cas pas dans le misérabilisme. C’est juste le constat d’une dérive mais aussi d’une quête dans un monde en pleine évolution.

 

C’est l’histoire…

D’une jeune fille, Aurélie issue d’un milieu ouvrier, périclitant à Grenoble sa ville d’origine. Elle rencontre Alejandro un colombien, en tombe amoureuse mais celui si l’abandonne pour poursuivre ses études à Lyon. La jeune fille décide alors de partir à Paris et se confronte à la précarité dans une ville où tout est compliqué lorsque l’on gagne peu. Elle cherche  l’amour, le vrai  et se trompera parfois de relation juste pour avoir un peu de sécurité.

Ce que j’ai aimé…

  • L’écriture et le style, même si les dialogues sont absents, il y a un vrai rythme.
  • L’analyse sans concessions de la vie à Paris mais aussi de cette relation amoureuse entre Alejandro et Aurélie où chacun ne cherche absolument pas la même chose.
  • L’analyse du monde du travail actuel, terminée l’époque de nos parents où changer de job était extrêmement simple.
  • J’aime beaucoup Aurélie et ses rêves et attentes avec ce coté un peu « naïf »  dans un monde de requins. Elle semble souvent décalée.

Le mot de la fin…

C’est un roman qui est un portrait réaliste de la jeunesse de notre époque. De cette vie bien différente de celle de leurs parents. Derrière le Paris « paradisiaque » pour les touristes, se cache une toute autre réalité.

Je vous conseille vraiment sa lecture, il nous offre un regard vrai sur notre monde.

 

 

« Alexandrin ou l’art de faire des vers à pieds » de Kokor et Rabaté chez Futuropolis

 

Si je devais le résumer…

Je ne remercierai jamais assez la personne qui m’a fait découvrir l’univers de la Bd, moi lectrice de romans depuis toujours. On y découvre de si belles pépites.

Je viens de refermer cet ouvrage et en suis toute chamboulée. Tant d’émotion nous traverse en une centaine de pages. Vous verserez peut être votre petite larme comme moi, mais cela veut juste dire que vous êtes une personne sensible et c’est très bien.

 

C’est l’histoire…

D’Alexandrin homme de rue et poète qui pour survivre vend des poèmes comme un colporteur.

Un jour il rencontre Kevin, un jeune garçon fugueur avec qui il va faire un petit bout de parcours et lui transmettre sa passion. Une belle relation se noue et l’enseignement de notre « vieux sage » poursuivra le jeune garçon bien après que chacun ai repris son chemin.

Je ne veux pas vous en dire plus….A vous de vous envolez dans ce monde de poésie si rare.

 

Ce que j’ai aimé…

  • Les textes en alexandrins qui sont si beaux
  • Le graphisme et la couleur qui accompagne si bien cette douce histoire
  • Les passages sans texte qui sont tout autant poétiques
  • Alexandrin c’est le grand père que j’aurai aimé avoir
  • L’humanité de cette histoire
  • C’est peut être triste mais c’est surtout beau

Le mot de la fin…

Foncez… Foncez… Foncez

Ne craignez surtout pas les bulles en alexandrins, c’est extrêmement accessible et absolument pas pompeux, ce sont juste de doux petits poèmes.

 

 

 

 

 

« Nulle part sur la terre » de Michael Farris Smith chez Sonatine

Si je devais le résumer…

Un roman noir qui flirte avec le polar puisqu’il y a un meurtre de commis mais ce n’est absolument pas le thème majeur de ce livre. C’est avant tout l’histoire d’êtres cabossés par la vie qui se rencontrent…

Ce sont les nombreuses critiques positives qui m’ont donné envie de lire ce livre et je ne le regrette pas, il possède une vraie profondeur qui vous marque et vous touche.

C’est l’histoire…

De Maben jeune femme de retour dans sa ville natale après des années d’errance tristes et douloureuses. Elle semble fuir éternellement, accompagnée de sa fille sans jamais arriver à se fixer nulle part..

Et puis il y a Russel qui sort de prison après 11 ans d’enfermement, toute sa vie a volé en éclat après un drame dont il est à l’origine… En une soirée tous les bonheurs de sa vie à venir, sont partis en fumée. Le hasard va le mener à croiser le chemin de Maben qu’il a déjà aperçu dans le passé. Il va croire en elle et tenter de l’aider en risquant très gros.

Ce que j’ai aimé…

  • Ce roman est sombre mais il y a une vraie lumière, un réel espoir qui s’en dégage, lorsqu’on le referme on ne retient que la beauté de son histoire.
  • Les personnages sont attachants, tant Russel et sa belle humanité que Maben et sa fragilité.
  • L’amitié entre Boyd le flic et Russel le délinquant ,  en quelque sorte  » le bon et le méchant »
  • La culpabilité, la vengeance, le pardon tout y très parfaitement abordé.
  • L’écriture typique de ces auteurs américains qui placent leurs intrigues dans les  mythiques contrées étasuniennes.

Le mot de la fin…

Sincèrement suis pas très fan de ces romans sombres et mélancoliques mais là j’adhère totalement.

Ce roman m’a complètement embarqué, Maben et Russel ne vont pas quitter ma mémoire de si peu, je pense.

« A coucher dehors » Ducoudray et Anlor chez Grand Angle

 

 

Si je devais le résumer…

Une bande dessinée  en deux tome désopilante et truffée d’humour sur la rencontre entre un SDF et un trisomique. Attendez-vous à rire allègrement tant nos héros sont de joyeux lurons. L’art et manière de nous faire sourire sur un sujet plutôt sombre.

C’est l’histoire…

De Jean Pierre Rousseau SDF et de sa bande de comparses, tous dotés d’un surnom caractéristique, qui se voit soudainement hérité d’une maison. Un seule condition à cet héritage tombé du ciel, s’occuper de Nicolas fils trisomique de sa tante légataire.

Si avoir un toit semble une aubaine lorsqu’on est SDF, devoir s’occuper d’un jeune garçon revant de s’envoler dans l’espace l’est beaucoup moins.

Nous voici partie dans l’aventure de ce duo plutôt mal assorti qui va rencontrer nombreuses péripéties et tenter d’atteindre un réel équilibre. Nous croiserons entre autre, un policier marié à une ex-claudette, des moines adorateurs de St Erasme protecteur des troubles intestinaux et une infirmière reine de la piqure.

 

Ce que j’ai aimé…

  • l’histoire et l’approche humoristique du sujet
  • le dessin qui ne m’a pas emballé au premier abord mais qui donne du rythme à l’histoire
  • les surnoms hilarants de tous les SDF que l’on rencontre dans les 2 tomes
  • c’est punchy, percutant et  ce traitement de la différence est interessante
  • le personnage de Prie Dieu

Le mot de la fin…

Une belle manière d’aborder la différence et le handicap avec un humour décapant. La BD est aussi un bon médium pour de telles histoires.

 

 

 

 

 

« Ne fais confiance à personne » de Paul Cleave chez Sonatine

Si je devais le résumer…

Un roman policier qui fonctionne parfaitement. Pas de sang et d’horreur à tort et à travers mais un vrai suspens avec de nombreux rebondissements. Et même si vous pensez avoir trouvé  qui était le coupable, l’auteur tout au long de son roman réussit à vous faire douter. C’est pour moi la vraie force de ce livre.

C’est l’histoire…

De Jerry écrivain de romans policiers, petit à petit il oublie des choses, en égare d’autres jusqu’à ce que le diagnostique de la maladie d’alzeimer tombe. Sa maladie s’aggrave, il se met a s’accuser de crimes qui sont en fait des événements qui se déroulent dans ses romans… Pourtant de vrais meurtres apparaissent ou réapparaissent…

Serait il un meurtrier ? comment démêler le vrai du faux lorsqu’on ne se rappelle plus de rien…D’autant plus qu’il se met a communiquer avec Henry le personnage principal de ces romans… Maladie, Folie ou simulation… le doute s’installe une nouvelle fois,de quel mal souffre t il vraiment ???

 

Ce que j’ai aimé…

  • le rythme haletant de ce roman, qui va de rebondissements en rebondissements
  • cette nébulosité dans laquelle Jerry est plongé et qui nous emporte également
  • on a des certitudes dont l’auteur réussit à nous faire douter à plusieurs reprises
  • Jerry est un personnage vraiment attachant

Le mot de la fin…

Un roman qui vous tiens en haleine par ses multiples surprises savamment  orchestrées. Mon premier Paul Cleave qui m’incite à en découvrir d’autres.

« Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand Aux Forges de Vulcain

 

Si je devais le résumer…

J’étais certaine d’aimer ce livre car une première fois Gilles Marchand m’avait déjà enchanté et j’en ai une nouvelle fois la chance.

Je n’arriverai pas à faire passer toutes les émotions ressenties dans cette chronique mais vraiment, faites moi confiance, il ne faut pas passer à côté de ce roman.

Cet auteur à l’art et la manière d’écrire sur un sujet difficile (ici le handicap) avec fantaisie, humour, poésie, légèreté… Il m’emporte dans son univers rocambolesque et me touche profondément. Je pourrai vous en parler des heures, mais ce n’est pas le but, à vous d’être « captivé ».

C’est l’histoire…

De Stradi, enfant né avec un violon dans la tête et qui va être confronté à toutes les difficultés qu’une personne souffrant d’un handicap rencontre dans sa vie : l’intégration difficile à l’école, le rejet des autres enfants, la souffrance des traitements médicaux, les difficultés à s’intégrer dans le monde du travail… etc..  Il vivra aussi tous les bonheurs de la vie réservés à tous, premier amour, amitié, vie de couple…Il partagera toutes ses galères et joies avec sa famille mais surtout avec Max son ami, lui aussi handicapé, garçon fantasque qui va vivra ses rêves et sa vie à travers des chansons.

Je n’ai pas envie de vous en dire plus car je veux que comme moi vous alliez de découvertes en découvertes.

Ce que j’ai aimé…

  • absolument tout
  • la couverture magnifique
  • l’originalité du traitement de ce sujet de la « différence » ou de « la normalité » si on le regarde sous un autre angle
  • la poésie, l’humour (rire ou sourire sont très fréquent)
  • j’adore Max et sa loufoquerie, il est extrêmement touchant
  • j’adore Stradi et sa sensibilité
  • etc….

Le mot de la fin…

Il pourrait faire des pages ce mot de la fin tant il y a à dire.

Lisez ce livre, retournez en enfance comme je l’ai fait, avec ses rêves et tout ces possibles que l’on s’interdit une fois adulte…

Laissez tomber tous les carcans dans lesquels nous sommes enfermés à longueur de vie et plongez vous dans cet univers de poésie magique.

Et vive l’anticonformisme !!!

« … nous avons continué à ne pas être d’accord sur tout, à écouter de la musique, à lire, à visiter des expositions sans nous soucier de ce qu’il fallait faire. Nous étions dans la vie et non dans le devoir. Et parfois nous ne faisions rien… »

 

 

 

« Les huit montagnes » de Paolo Cognetti chez Stock

 

Si je devais le résumer…

C’est un roman sur l’amitié mais aussi une déclaration d’amour à la nature, plus exactement à la montagne.

Un récit initiatique de deux jeunes garçons qui même s’ils choisiront un sentier de vie différent resteront toujours unis.

 

C’est l’histoire…

Pietro, enfant de la ville dont les parents et surtout le père sont amoureux de la montagne. Ils vivent en ville, endroit que le paternel exècre. L’été ils y partent régulièrement. Pietro s’y lie d’amitié avec Bruno un pur enfant du cru. Il partage de grand moments et grandissent ensemble avec le plaisir de se retrouver chaque année. Pietro petit à petit s’éloigne de cette montagne chéri par ce père acariâtre et solitaire, comme par rébellion. Bruno lui reste attaché à cette terre qu’il ne quittera jamais. Leurs chemins s’éloignent mais jamais ne se briseront, ils se retrouveront avec plaisir tout en accomplissant chacun leur parcours initiatique.

 

Ce que j’ai aimé…

  • C’est extrêmement touchant et beau en toute simplicité
  • L’écriture est douce et ciselée, quand l’auteur décrit la montagne on voit et on vit cette nature.
  • Le roman chemine lentement comme un sentier de montagne pour gagner en intensité et nous régaler comme lorsque l’on arrive au sommet et que l’on découvre un splendide panorama.
  • l’amitié, l’amour parental, les périodes de révolte et de questionnement que nous vivons tous, y sont parfaitement retranscrits.
  • Je me suis beaucoup retrouvée dans cette allergie au monde urbain et cette sérénité retrouvée auprès de la nature.

Le mot de la fin…

C’est une splendide bouffée d’air que l’on prend en lisant ce roman.

Une très belle ode à la vie, à l’amour, l’amitié et à la nature. Il se savoure comme une belle balade au grand air.

Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon chez Actes Sud

 

Si je devais le résumer

Ce n’est pas uniquement un roman sur un fait divers ayant défrayé la chronique en février 1974, l’enlèvement de Patricia Hearst petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph. C’est un roman sur la liberté d’opinion et d’agir de jeunes femmes parfois « enfermées » dans leur milieu de vie.

C’est aussi de manière plus générale un livre sur tout ce qui peut influencer notre vision des événements, sur la manipulation des mots et de la pensée.

 

C’est l’histoire…

De Patricia enlevée par un groupuscule révolutionnaire réclamant une rançon dans la ligne de leur idéologie.

Petit à petit la jeune fille va s’allier à la cause de ces ‘terroristes » et commettre un hold up.

Lors de son procès l’enjeu sera de savoir s’il elle a subit un lavage de cerveau ou si elle agissait de son plein gré. A cet effet, la famille va embaucher un professeur américain pour étudier toutes les dépositions et messages de Patty pour accréditer la thèse de la manipulation par les ravisseurs. « L’enquêtrice » va choisir une jeune fille en recherche d’elle même  pour l’aider dans la rédaction de ce rapport.

Ce que j’aimé…

  • Au delà du sujet de cet enlèvement médiatique il y a vraiment ce sujet plus général de la liberté d’opinion qui est traité
  • Le second sujet de se livre, la relation entre Gene et Viviane,  avec cette sorte de  manipulation qu’exerce le professeur sur sa jeune « assistante ».
  • On est tout au long de ce roman ballotté entre propre volonté ou lavage de cerveau de Patty
  •  Patty sera à la fois une idole pour tout les ados en recherche de devenir et d affirmation face au carcan familiale et un monstre aux yeux des parents de celles ci.
  • C’est assez court mais pour autant très riche et trépidant
  • L’écriture, le style, l’utilisation du « vous » qui au départ est déconcertant mais qui donne une approche différente au texte.

Le mot de la fin

C’est un livre qui va bien  plus loin que  de retranscrire un fait divers, il nous invite à une vraie réflexion. On s’interroge tout au long de ce roman sur notre vraie liberté de penser de s’exprimer et de vivre comme on l’entend quelque soit le milieu dont on est issu.

 

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