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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Des coeurs ordinaires » de Catherine Locandro chez Gallimard

Si je devais le resumer…

Une histoire d’amour impossible, un secret inavouable, une bienveillance excessive et intrusive… Tout va un jour exploser.

Un roman d’une extrême finesse où l’intensité monte crescendo…

C’est l’histoire…

D’Anna et Sacha, une couple qui s’aime, qui parfois se dispute et qui reste toujours discret.

Elle a sombré dans la dépression, il l’a recueilli dans son appartement parisien.

Elle travaille comme lectrice pour une maison d’édition à son domicile, lui est artisan.

Ils sortent peu  et ne veulent pas se faire remarquer.Ce qui petit à petit va titiller la curiosité d’une voisine veuve dont le fils est parti vivre à l’étranger.

Celle-ci, Gabrielle s’occupe avec des cours d’informatiques mais ne semble pas être trop appréciée par les autres participants. Trop curieuse, trop bienveillante ? Petit à petit elle s’introduit dans la vie d’Anna, la questionne, la croit violentée par Sacha… Son fils la sermonne, lui demande d’arrêter de s’immiscer dans la vie des autres comme avec une ancienne voisine qui a fini par déménager. Pourtant, elle persiste et se méprend, son manque de recul et de respect va entraîner un drame, inévitablement. Jamais elle ne verra le mal, elle ne cherchait qu’a aider.

Ce que j’ai aimé…

  • L’écriture toute en finesse, sans fioritures, aérienne.
  • L’ intensité qui monte petit à petit.
  • Le mystère est vraiment maintenu, on ne devine vraiment pas le secret.

Le mot de la fin…

Peut être que certains se sentiront dérangés par ce roman. Pour ma part,  je trouve cette histoire très émouvante et profonde.

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« Furie » de Grazyna Plebanek chez Emmanuelle Collas

 

Si je devais le résumer…

Attention uppercut littéraire en vue.

Un roman puissant, brutal, cinglant. La nature humaine y est traitée sous ses plus sombres aspects. Rien ne nous est épargné et cela monte crescendo.

Ceci est le combat d’une jeune femme pour exister ou subsister dans un monde cruel.

Un vrai tour de force.

C’est l’histoire…

D’Alia qui débarque à l’âge de 5 ans de son Congo natal avec sa famille à Bruxelles. Un père travaillant pour un diplomate qui aime raconter des histoires à sa fille. Une mère qui cherchera éternellement sa place. Deux frères, un qui ne fera que vivoter et l’autre qui réussira son intégration.

Le père avant de retourner au pays donnera à sa fille le goût de la boxe. Elle va s’en servir comme exutoire face à la violence du monde qui l’environne. Rien ne lui sera épargné, les remarques racistes à l’école, le rejet, la violence. Elle devra se battre sans cesse pour s’imposer dans un monde qui ne lui fera jamais de cadeaux. Elle incorpora la police et un service vérolé où une fois encore elle va être mise à l’épreuve… Et quelle épreuve.

Je ne vous en dit pas plus…

Ce que j’ai aimé

  • La puissance de ce roman.
  • Il est époustouflant, on est dans une sorte de tension constante.
  • Le portait sans artifices de ces femmes immigrées qui chacune à leur manière, vont rester en marge, s’intégrer ou se révolter.
  • L’écriture est tout sauf tendre, elle est percutante, directe.
  • C’est construit un peu comme un polar.
  • Les courts chapitres intercalés dans le récit de l’histoire d’Alia maintiennent un suspens.

Le mot de la fin..

Attention à bien monter votre garde, sinon vous allez vous prendre des directs du droit ou du gauche à la lecture de ce roman.

« Une maternité rouge » de Christian Lax chez Futuropolis

Si je devais la résumer…

Une bande dessinée superbe autant dans le dessin que dans l’histoire…

Comment protéger les oeuvres d’art, témoins de notre histoire à travers les siècles… Parfois ce qui était inimaginable à une époque devient indispensable quand une religion, un pouvoir décide d’effacer tous les témoignages de l’histoire des peuples.

 

C’est l’histoire…

Mali 1960, un jeune garçon décide de récupérer une statuette que des étrangers désirent ramener en Europe. Il la cache alors dans un Baobab…

Des dizaines d’années plus tard, Alou, un jeune homme retrouve cet objet après que des islamistes radicaux aient fait exploser ce même arbre sous ses yeux…

Il part en pays Dogon la présenter au sage du village qui reconnaît aussitôt cette maternité rouge qu’il avait voulu mettre à l’abri, il y a bien longtemps.

Les temps ont changé la seule façon de protéger cette oeuvre d’art est désormais de la confier au musée du Louvre car les islamistes radicaux décident de tout détruire. Le hogon demande alors à Alou de se rendre à Paris.

Nous allons suivre le périple d’Alou tel un migrant avec toutes les difficiles étapes que traversent ces êtres humains quand ils n’ont plus d’autre choix que celui de partir.

Ce que j’ai aimé…

  • Le dessin, certaines pages, des paysages par exemple sont sublimes, on se sent aspiré, on est complètement ailleurs.
  • Il n’y a pas trop de texte, parfois les choses ne sont pas dites, on les comprend sans mots et c’est bien ainsi.
  • Tout est justement dosé.
  • La couverture est un très joli reflet de la beauté et de la délicatesse avec laquelle nous est racontée cette histoire, au demeurant dure.
  • La partie au Louvre avec ces techniciens et ces conservateurs est aussi très intéressante.

Le mot de la fin…

Une bande dessinée riche et intense, on ne peut plus actuelle…

Au delà du questionnement sur la protection des oeuvres d’art, on parle aussi de la protection des êtres humains et de ces hommes et femmes obligés de fuir leur pays au péril de leur vie.

 

 

 

« Changer le sens des rivières » de Murielle Magellan chez Julliard

 

Si je devais le résumer…

Une histoire dans laquelle on est très vite embarqué. On ne peut rester insensible à ce roman  que l’on pourrait croire léger mais qui est pour autant chargé d’humanité et de bienveillance. Un livre comme je les aime aussi : doux tendre et réconfortant.

C’est l’histoire…

De Marie, une jeune femme issue d’un milieu ouvrier dont le père  est hypocondriaque depuis la mort de sa femme et dont la soeur à pris la poudre d’escampette.

Un jour elle rencontre un jeune homme d’un milieu social plus élevé dont elle tombe amoureuse, celui-ci va vite l’abandonner. Marie va aller trop loin dans un excès de colère et se retrouver au tribunal. Une rencontre va alors changer le parcours de sa vie. En échange d’une somme d’argent qu’elle a absolument besoin, elle va conduire le juge qui l’a condamné dans tous ses déplacements. Un joli miracle va alors s’accomplir, chacun au contact de l’autre va s’ouvrir et changer son regard sur la vie et sur leurs choix.

Ce que j’ai aimé…

  • La simplicité et la douceur de l’histoire.
  • Les deux personnages centraux cabossés par la vie sont attachants.
  • La douce complicité qui s’installe entre ces deux êtres vivant dans un monde diamétralement opposé.

Le mot de la fin…

Un très joli roman sur la vie, sur ce qu’elle nous offre et sur ce que l’on choisit d’en faire.

 

 

« Le vol du Corbeau » de Gibrat chez Air Libre

 

Si je devais la résumer…

Une bande dessinée qui vous happe du début à la fin.

Un dessin fin et réaliste qui sublime cette histoire.

Un homme, une femme, une épopée sous l’occupation à Paris en 1944.

 

C’est l’histoire…

1944…

Jeanne engagée dans la résistance se fait interpeller et emprisonner suite à une dénonciation anonyme…

François, profil un peu à la gentleman cambrioleur se retrouve à partager la cellule de la belle et rebelle jeune femme.

Ils profitent d’une alerte pour se carapater par les toits parisiens… Si dans un premier temps , notre délinquant souhaite ne pas trop s’encombrer, il change d’avis après avoir consulté les papiers de la jeune femme… Il décide alors de l’aider à retrouver sa soeur qui pourrait avoir été arrêté par la Gestapo.

Nous voici embarqués dans les aventures de notre couple plutôt atypique..

Pourquoi François se sent-il si redevable ? Je vous laisse le découvrir.

 

Ce que j’ai aimé…

  • Le dessin que je dirai un peu « rétro » qui colle parfaitement à l’atmosphère.
  • Les portraits ciselés de chacun des personnages.
  • La complicité qui s’installe petit à petit entre Jeanne et François
  • Le « secret » de François sorte de fil rouge, qui nous tient en haleine.

Le mot de la fin…

Une bande dessinée profonde et haletante au dessin d’une grande finesse artistique.

 

 

 

 

« Partiellement nuageux » d’Antoine Choplin La fosse aux Ours

 

Si je devais le résumer…

J’ai du mal à trouver les mots pour retranscrire la force de ce roman …

Voici ce livre refermé et pourtant j’ai tout fait pour ralentir sa lecture, pour le savourer tellement il m’a touché. Une telle subtilité pour une histoire qui aurait pu être purement dramatique. J’ ai encore un doux sourire aux lèvres tellement l’histoire d’Ernesto et Ema m’a enchanté.

C’est l’histoire…

Ernesto un jeune astronome chilien assez lunaire, plutôt solitaire se rend à Santiago pour obtenir le financement d’une pièce de Walter son télescope. Alors que son premier  déplacement ne lui donne pas satisfaction, il se rend au musée de la mémoire. Là, il croise Ema une jeune femme travaillant dans une maison d’édition. Ils ont un point commun, ils ont été tout les deux affectés par la dictature de Pinochet.

Après cette première rencontre Ernesto voudra revoir Ema. Au fil de leurs entrevues ils vont se découvrir et par la même nous révéler leur lourde histoire… Leur romance est-elle possible ? Peuvent ils avoir un avenir en faisant fi du passé ? Je vous laisse le découvrir.

Ce que j’ai aimé…

  • Cette histoire narrée avec une absolue finesse.
  • Un roman court qui se savoure, se lit avec lenteur, on ne voudrait pas qu’il s’arrête, j’en imagine d’ailleurs la suite dans ma tête.
  • Ce roman me bouleverse tant tout est dit avec peu de mots, les choses sont plus suggérées que réellement exprimées.
  • C’est poétique, enchanteur alors que le fond est sombre et aborde un triste épisode de l’histoire chilienne.
  • Tout y est écrit avec justesse, sans excès, sans longueurs.

Le mot de la fin…

Comment est-il possible d’atteindre nos coeurs avec si peu de mots ?

Ernesto et Ema ne sont pas prêts de quitter ma mémoire.

A lire de toute urgence. Un vrai petit bijou.

 

 

« Aristophania » de Dorison et Parnotte chez Dargaud

Si je devais la résumer…

Les auteurs de la superbe bande dessinée  « Le Maître d’Armes » sont de retour et nous embarque dans une nouvelle aventure.  Nous sommes happés dès les premières pages dans un univers de Fantasy.

Attendez vous à perdre tous vos repères et à ne pas réussir à refermer ce premier tome avant sa fin.

C’est l’histoire…

Difficile à raconter tellement nous entrons dans une épopée hors norme.

Marseille 1889, Clément un père de famille meurt dans un violent combat.

Quelques années plus tard Basile, Victor et leur soeur Calixte ses enfants, se voient mis sous la protection d’Aristophania, une femme  aux pouvoirs magiques. Celle-ci a eu la vie sauve grâce au sacrifice de leur père le jour de sa mort. Alors que leur mère est emprisonnée elle les emmène en « Azur ».

Cette vieille et étrange dame est en quête d’une mystérieuse source aurore qui pourrait anéantir le roi des bannis.

A leurs trousses un homme monstrueux, mangeur de rats et assassin du père de famille.

Pourquoi ces enfants sont-ils en danger ? Que va t’il arriver à leur mère ? Quels sont les pouvoirs d’Aristophania ? Pourquoi cette guerre contre ce mystérieux roi ? Beaucoup de questions à la fin de ce premier opus que je trouve très prometteur.

Ce que j’ai aimé..

  • Cette bande dessinée est comme hypnotique.
  • Le jeu des couleurs qui varie selon l’univers où l’on se situe.
  • Le dessin que j’avais déjà beaucoup aimé dans » Le Maître D’Armes ».
  • Nous sommes plongés dans un monde fantastique fabuleux.
  • Le supsens est savamment dosé, il nous déstabilise et nous tient en haleine.
  • J’adore la couverture, on ne peut pas passer à côté.

Le mot de la fin…

Je suis tout simplement scotchée. Tout les éléments sont réunis ici pour nous rendre totalement addict à cette série. Moi je le suis, et vous ???

 

« Shtum » de Jem Lester chez Stephane Marsan

Si je devais le résumer…

Une vraie petite pépite de douceur, de tendresse, de drôlerie et de justesse. Vous allez être ballottés par une multitude d’émotions.

Jonah enfant autiste profond est privé de l’usage de la parole. Et pourtant, est-ce lui qui a le plus de mal à communiquer ? Où seraient-ce les membres de sa famille pour qui le silence est parfois de plomb ?

C’est l’histoire…

De Ben et Emma les parents d’un petit garçon autiste de stade profond. C’est l’histoire de leur combat pour que Jonah intègre un centre totalement adapté à ses besoins et indispensable à son développement.

C’est aussi l’histoire de ces parents et de leurs souffrances. De ce couple qui finit par se déliter. De ce papa et de cette maman qui souffrent et finalement ne réussissent pas à communiquer.

C’est aussi l’histoire de Ben et de Georg qui vivent dans une absence totale d’échanges. Ben ne sait rien de la vie de son père. Celui-ci la raconte à son petit fils chaque soir… et c’est seulement à son décès que Ben découvrira le douloureux parcours de vie paternel.

Ce que j’ai aimé…

  • Absolument tout.
  • Ce n’est pas juste un roman sur l’autisme.
  • L’histoire de chacun des membres de cette famille est très touchante et sans chichis.
  • L’amitié entre le Geog et Maurice est émouvante.
  • La dernière partie nous éclaire et illumine encore plus ce roman.

Le mot de la fin…

Ce n’est parce que l’on a l’usage de la parole que tout est plus simple…

Un roman à lire, à offrir. Ne passez pas à coté !!!

Les romans des éditions Stephane Marsan me plaisent beaucoup. Je vous conseille entre autre « Les immortalistes » dont vous retrouverez la chronique sur ce blog.

 

 

« Mon père, ce poivrot » de Stéphane Louis chez Grand Angle

Si je devais le résumer…

Une très belle BD autour de l’alcoolisme. Le dessin, la manière dont l’histoire nous est contée ne la rend ni pesante ni sombre comme on pourrait l’imaginer. Elle est chargée d’amour, d’humanité et de tendresse.

C’est l’histoire…

De Lucien, un homme arrivé au dernier stade de l’alcoolisme, à une dépendance qu’il ne maîtrise plus. Il accumule les dettes, sa femme l’a quitté et il ne voit plus son fils.

Un soir, dans un bar, il aperçoit un homme à la télé qu’il décide de secourir absolument et pour cela il décide d’arrêter de « picoler ».

L’histoire de Lucien, et son acte de bravoure mais aussi d’amour, vont nous être racontés par les différents intervenants de cet épisode.

Petit à petit on découvre l’histoire de cet homme dont on ne voit plus que l’état de délabrement. Nous apparaît alors un homme ayant souffert doté d’une extrême bonté.

Ce que j’ai aimé…

  • La douceur de l’histoire, on ressent beaucoup de tendresse pour Louis
  • Le dessin et les couleurs très vivantes pour le sujet.
  • L’ angle d’approche, l’histoire racontée par les « proches » et non pas le personnage principal

Le mot de la fin…

Une bande dessinée pleine d’humanité qui ne pourra vous laisser indifférent.

Arrêtons de nous fier qu’aux apparences.

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