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Juste lire

un livre ou deux et plus si affinités…

« Partiellement nuageux » d’Antoine Choplin La fosse aux Ours

 

Si je devais le résumer…

J’ai du mal à trouver les mots pour retranscrire la force de ce roman …

Voici ce livre refermé et pourtant j’ai tout fait pour ralentir sa lecture, pour le savourer tellement il m’a touché. Une telle subtilité pour une histoire qui aurait pu être purement dramatique. J’ ai encore un doux sourire aux lèvres tellement l’histoire d’Ernesto et Ema m’a enchanté.

C’est l’histoire…

Ernesto un jeune astronome chilien assez lunaire, plutôt solitaire se rend à Santiago pour obtenir le financement d’une pièce de Walter son télescope. Alors que son premier  déplacement ne lui donne pas satisfaction, il se rend au musée de la mémoire. Là, il croise Ema une jeune femme travaillant dans une maison d’édition. Ils ont un point commun, ils ont été tout les deux affectés par la dictature de Pinochet.

Après cette première rencontre Ernesto voudra revoir Ema. Au fil de leurs entrevues ils vont se découvrir et par la même nous révéler leur lourde histoire… Leur romance est-elle possible ? Peuvent ils avoir un avenir en faisant fi du passé ? Je vous laisse le découvrir.

Ce que j’ai aimé…

  • Cette histoire narrée avec une absolue finesse.
  • Un roman court qui se savoure, se lit avec lenteur, on ne voudrait pas qu’il s’arrête, j’en imagine d’ailleurs la suite dans ma tête.
  • Ce roman me bouleverse tant tout est dit avec peu de mots, les choses sont plus suggérées que réellement exprimées.
  • C’est poétique, enchanteur alors que le fond est sombre et aborde un triste épisode de l’histoire chilienne.
  • Tout y est écrit avec justesse, sans excès, sans longueurs.

Le mot de la fin…

Comment est-il possible d’atteindre nos coeurs avec si peu de mots ?

Ernesto et Ema ne sont pas prêts de quitter ma mémoire.

A lire de toute urgence. Un vrai petit bijou.

 

 

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« Aristophania » de Dorison et Parnotte chez Dargaud

Si je devais la résumer…

Les auteurs de la superbe bande dessinée  « Le Maître d’Armes » sont de retour et nous embarque dans une nouvelle aventure.  Nous sommes happés dès les premières pages dans un univers de Fantasy.

Attendez vous à perdre tous vos repères et à ne pas réussir à refermer ce premier tome avant sa fin.

C’est l’histoire…

Difficile à raconter tellement nous entrons dans une épopée hors norme.

Marseille 1889, Clément un père de famille meurt dans un violent combat.

Quelques années plus tard Basile, Victor et leur soeur Calixte ses enfants, se voient mis sous la protection d’Aristophania, une femme  aux pouvoirs magiques. Celle-ci a eu la vie sauve grâce au sacrifice de leur père le jour de sa mort. Alors que leur mère est emprisonnée elle les emmène en « Azur ».

Cette vieille et étrange dame est en quête d’une mystérieuse source aurore qui pourrait anéantir le roi des bannis.

A leurs trousses un homme monstrueux, mangeur de rats et assassin du père de famille.

Pourquoi ces enfants sont-ils en danger ? Que va t’il arriver à leur mère ? Quels sont les pouvoirs d’Aristophania ? Pourquoi cette guerre contre ce mystérieux roi ? Beaucoup de questions à la fin de ce premier opus que je trouve très prometteur.

Ce que j’ai aimé..

  • Cette bande dessinée est comme hypnotique.
  • Le jeu des couleurs qui varie selon l’univers où l’on se situe.
  • Le dessin que j’avais déjà beaucoup aimé dans » Le Maître D’Armes ».
  • Nous sommes plongés dans un monde fantastique fabuleux.
  • Le supsens est savamment dosé, il nous déstabilise et nous tient en haleine.
  • J’adore la couverture, on ne peut pas passer à côté.

Le mot de la fin…

Je suis tout simplement scotchée. Tout les éléments sont réunis ici pour nous rendre totalement addict à cette série. Moi je le suis, et vous ???

 

« Shtum » de Jem Lester chez Stephane Marsan

Si je devais le résumer…

Une vraie petite pépite de douceur, de tendresse, de drôlerie et de justesse. Vous allez être ballottés par une multitude d’émotions.

Jonah enfant autiste profond est privé de l’usage de la parole. Et pourtant, est-ce lui qui a le plus de mal à communiquer ? Où seraient-ce les membres de sa famille pour qui le silence est parfois de plomb ?

C’est l’histoire…

De Ben et Emma les parents d’un petit garçon autiste de stade profond. C’est l’histoire de leur combat pour que Jonah intègre un centre totalement adapté à ses besoins et indispensable à son développement.

C’est aussi l’histoire de ces parents et de leurs souffrances. De ce couple qui finit par se déliter. De ce papa et de cette maman qui souffrent et finalement ne réussissent pas à communiquer.

C’est aussi l’histoire de Ben et de Georg qui vivent dans une absence totale d’échanges. Ben ne sait rien de la vie de son père. Celui-ci la raconte à son petit fils chaque soir… et c’est seulement à son décès que Ben découvrira le douloureux parcours de vie paternel.

Ce que j’ai aimé…

  • Absolument tout.
  • Ce n’est pas juste un roman sur l’autisme.
  • L’histoire de chacun des membres de cette famille est très touchante et sans chichis.
  • L’amitié entre le Geog et Maurice est émouvante.
  • La dernière partie nous éclaire et illumine encore plus ce roman.

Le mot de la fin…

Ce n’est parce que l’on a l’usage de la parole que tout est plus simple…

Un roman à lire, à offrir. Ne passez pas à coté !!!

Les romans des éditions Stephane Marsan me plaisent beaucoup. Je vous conseille entre autre « Les immortalistes » dont vous retrouverez la chronique sur ce blog.

 

 

« Mon père, ce poivrot » de Stéphane Louis chez Grand Angle

Si je devais le résumer…

Une très belle BD autour de l’alcoolisme. Le dessin, la manière dont l’histoire nous est contée ne la rend ni pesante ni sombre comme on pourrait l’imaginer. Elle est chargée d’amour, d’humanité et de tendresse.

C’est l’histoire…

De Lucien, un homme arrivé au dernier stade de l’alcoolisme, à une dépendance qu’il ne maîtrise plus. Il accumule les dettes, sa femme l’a quitté et il ne voit plus son fils.

Un soir, dans un bar, il aperçoit un homme à la télé qu’il décide de secourir absolument et pour cela il décide d’arrêter de « picoler ».

L’histoire de Lucien, et son acte de bravoure mais aussi d’amour, vont nous être racontés par les différents intervenants de cet épisode.

Petit à petit on découvre l’histoire de cet homme dont on ne voit plus que l’état de délabrement. Nous apparaît alors un homme ayant souffert doté d’une extrême bonté.

Ce que j’ai aimé…

  • La douceur de l’histoire, on ressent beaucoup de tendresse pour Louis
  • Le dessin et les couleurs très vivantes pour le sujet.
  • L’ angle d’approche, l’histoire racontée par les « proches » et non pas le personnage principal

Le mot de la fin…

Une bande dessinée pleine d’humanité qui ne pourra vous laisser indifférent.

Arrêtons de nous fier qu’aux apparences.

« Battements de coeur » de Cecile Pivot chez Calmann Levy

 

Si je devais le résumer…

Qu’est ce qui fait une belle histoire d’amour, la fait durer, puis la défait ?

Un roman sur l’amour, sur nous attentes et nos désillusions mais aussi un joli roman sur l’amitié.

C’est l’histoire…

De Paul et Anna qui se rencontrent un soir chez le frère de celui-ci, elle l’intrigue plus qu’elle ne lui plaît… Il l’invite donc à dîner et débute alors une très belle histoire, une folle passion les emporte.

Ils sont tous les deux très différents, lui paysagiste plutôt introverti père de deux enfants de mères différentes. Elle éditrice divorcée , maman d’Hugo et Gabriel, indépendante et plutôt entêtée.

Ils ont un point en commun, ils sembleraient n’avoir jamais vraiment aimés leurs compagnons de vie ou s’en être « débarrassés » assez rapidement.

Cette fois-ci la donne change, ils s’aiment, construisent et avancent ensemble avec leur tribu reconstituée dont Hugo le fils de Cécile, autiste si attachant. N’oublions pas Matthieu, l’associé et meilleur ami d’Anna.

Et puis, et puis, et puis… un jour la relation se délite, l’un aimait-il finalement plus l’autre ? l’un serait-il trop exigeant, trop en attente ?

Je vous laisse découvrir ce chemin de vie.

Ce que j’ai aimé…

  • C’est avant tout une très belle histoire d’amour.
  • C’est aussi une très belle histoire sur l’amitié (entre Anna et Mathieu).
  • C’est un sujet déjà traité mais qui ne cessera de nous intéresser.
  • Les derniers chapitres  avec les lettres de Matthieu sont très touchants.

Le mot de la fin…

Un roman, fort, intense et vrai qui nous parle.

Je vous conseille également le précédent livre  de Cécile Pivot « Comme d’habitude  » dont vous retrouverez la chronique sur ce blog.

 

« Cinq branches de coton noir » de Cukor et Y.Sente chez Air Libre

 

Si je devais le résumer…

Une BD qui vous prend très rapidement aux tripes.

Une BD que vous aurez beaucoup de mal à ne pas lire d’une traite.

Une BD qui me pousse à réfléchir et à me poser entre autre une question : Où en est-t-on de nos jours ? les choses ont-elles fondamentalement changées, au delà d’avoir eu un premier président américain noir ?

C’est l’histoire…

1944, Caroline du Nord, Johanna jeune étudiante correspond avec Lincoln son frère engagé dans l’armée et posté aux environ de Douvres mais pas au front parce que « noir ».

Au décès de leur tante, la jeune femme découvre dans un coffre de celle-ci un journal écrit par une certaine Angela Brown en 1777. Elle relate son histoire et ses drames mais évoque également  la confection du premier emblème américain par les mains de son employeuse.

Si ce récit est véridique , cet objet n’aurait pas été détruit et serait en possession des Nazis. Une opération est  alors lancée pour rapporter ce mystérieux drapeau qui s’il était retrouvé changerait l’histoire des Etats-Unis. Lincoln ainsi que deux autres de ses compagnons d’armée se voit envoyés en France à la recherche du mystérieux objet… Nous allons les accompagner dans cette aventure au cours de laquelle Lincoln ne cessera d’échanger avec Johanna.

Je suis assez succincte dans ce résumé car je veux vous en révéler le moins possible pour que comme moi vous soyez emportés entièrement dans cette histoire.

Ce que j’ai aimé..

  • Je pensais par erreur que c’était une BD « masculine » sur la guerre, alors qu’il ne s’agit là que du contexte, c’est beaucoup plus.
  • Le graphisme est superbe en totale adéquation avec l’intensité de l’histoire
  • C’est une histoire bouleversante, savamment maîtrisée, savamment dosée et construite.
  • Les deux histoires ne peuvent nous laisser indifférents.
  • On est parcouru tout au long de sa lecture, par une multitude d’émotions : tristesse, dégoût, honte, révolte, admiration etc…

Le mot de la fin…

Ne passez pas à côté de cette superbe bande dessinée comme j’ai failli le faire parce que persuadée en voyant la couverture, que c’était une histoire de conflit armé et de bataille.

Un très joli cadeau de Noël à offrir.

 

 

 

 

« Idiss » de Robert Badinter chez Fayard

Si je devais le résumer…

C’est une très jolie déclaration d’amour d’un petit fils à sa grand-mère. A travers le récit de la vie d’Idiss et de sa famille, Robert Badinter rend hommage à cette femme juive déracinée de sa Bessarabie natale pour fuir l’antisémitisme.

C’est l’histoire…

D’une jeune femme parquée dans un ghetto du Yiddishland par le tsarisme qui devra lutter toute sa vie. Son mari, ses garçons puis elle même accompagnée de sa fille devront fuir pour s’installer  vers ce qui semblait être l’Eldorado : la France.

Ils s’installent à Paris, Charlotte la fille d’Idiss et son mari Simon  grimpent dans l’échelle sociale grâce à un commerce de fourrure. Ils sont naturalisés et ont extrêmement foi en la république française. Ils sont heureux et puis la guerre arrive et surtout l’antisémitisme envahit la France.

Fuir et se mettre à l’abri devient une priorité mais comment Charlotte pourrait-elle abandonner sa mère dont elle a la responsabilité depuis que celle-ci a perdu l’amour de sa vie. Cruel dilemme, rester avec sa mère mourante atteinte d’un cancer comme son défunt époux ou partir mettre à l’abri ses fils ? Je vous laisse découvrir la suite…

Ce que j ‘ai aimé…

  • L’amour qui jaillit dans ce récit, celui d’Idiss pour son mari, de Charlotte pour sa mère, de ces petits enfants pour leur grand-mère…
  • Cette écriture sans fioritures, c’est un récit comme d’autres de cette période de l’histoire mais si pleine de simplicité et d’humilité.
  • Ce courage et cette volonté qu’ont transmis Idiss et Charlotte à Robert et son frère. « L’exemplarité » en héritage pour les aider à grandir.

Le mot de la fin…

Un livre indispensable pour ne pas oublier.

Je vous conseille également d »écouter Robert Badinter à la grande librairie, un si bel exemple d’humanité.

« Les suppliciées du Rhône » de Coline Gatel chez Préludes

Si je devais le résumer…

Un polar disponible pour l’instant uniquement en  format numérique mais qui devrait sortir en février 2019 en version papier.

Un polar qui nous plonge dans Lyon et ses différents quartiers fin du 19m siècle.

C’est totalement captivant.

C’est l’histoire de.. 

Des jeunes femmes toutes désireuses d’avorter sont retrouvées mortes dans plusieurs quartiers de Lyon… Toutes sont de milieux et d’âges différents, aucun point commun ne semble les réunir.

Irina, une jeune journaliste et deux étudiants en médecine légale, Bernard et Félicien sont en charge de résoudre cette enquête et de retrouver le terrible assassin.

Chacun cache une partie trouble de son passé  que nous découvrirons également au fur et à mesure de cette histoire. Et si l’un deux était le coupable ???

L’ assassin n’est pas toujours là où on le cherche.

Ce que j’ai aimé…

  • Cette enquête menée par de futurs médecins légistes dans la fin des années 1800.
  • On découvre Lyon et apprenons des choses sur les métiers et conditions de vie à cette époque.
  • Le flou et très bien maintenu et l’intrigue vraiment bien menée, souvent on croit deviner le coupable mais on se trompe.

Le mot de la fin..

Un polar historique trépidant, riche et au suspens savamment dosé.

 

« Piranhas » de Roberto Saviano chez Gallimard

 

Si je devais le résumer…

Un roman sombre sur l’histoire d’un baby gang napolitain. Jugé parfois trop violent, il l’est pour moi, bien moins que certains polars. Nous sommes ici dans un roman inspiré d’une histoire vraie avec une écriture de grande qualité. J’admire Roberto Saviano qui vit depuis 12 ans sous protection policière pour avoir osé, en tant que journaliste, dénoncer les actions de la mafia.

C’est l’histoire…

De Nicolas jeune garçon intelligent, fan du prince de Machiavel qui petit à petit décide de conquérir le pouvoir. Il crée une paranza et déclare en quelque sorte la guerre aux clans mafieux régnant sur Naples. Il va s’entourer d’autres adolescents ou jeunes adolescents pour créer son propre « gang » et profiter d’une période de latence pour émerger.

Nous allons crescendo découvrir la création de cette sorte d’escadron qui apprendra sur youtube l’utilisation des armes… une mafia 2.0. La violence va s’installer et ne pourra plus être stoppée une fois lancée… Un affront va définitivement enclencher la spirale infernale.

Ce que j’ai aimé…

  • L’écriture, on sent la patte de l’écrivain journaliste.
  • La forme romanesque pour un sujet d’actualité en Italie.
  • Cela se lit vraiment comme un très bon roman policier
  • C’est un vrai roman social, des jeunes qui finalement n’ont pas d’autre choix que de subir ou de dominer.

Le mot de la fin…

C’est un roman qui vous marque, qui peut choquer mais qui pourtant ne relate que la réalité dans un pays pas si loin du nôtre.

Respect Monsieur Saviano pour votre courage et pour la qualité de vos écrits.

 

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